AI Act : ce qui s'applique vraiment depuis août 2026, et ce qui a été repoussé0%
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    IA & Innovation·8 Sep 2026

    AI Act : ce qui s'applique vraiment depuis août 2026, et ce qui a été repoussé

    Par Équipe Helion Cloud

    Le Digital Omnibus a repoussé les obligations haut risque à décembre 2027. Trois obligations sont pourtant bien applicables depuis août 2026, sanctions comprises.

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    Si vous avez suivi le calendrier de l'AI Act, vous avez probablement noté le 2 août 2026 comme la date du grand basculement. Ce n'est plus tout à fait le cas : un texte adopté cet été a repoussé de plus d'un an les obligations les plus lourdes. Mais en conclure qu'il ne se passe rien serait une erreur de lecture, car une partie du règlement est bien entrée en application, et le régime de sanctions est désormais actif.

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    Ce que le Digital Omnibus a déplacé

    Le calendrier initial faisait du 2 août 2026 la date d'application des obligations pesant sur les systèmes d'IA à haut risque. Le paquet dit Digital Omnibus a modifié cette échéance : les obligations des systèmes autonomes listés à l'annexe III, qui couvrent notamment le tri de candidatures, l'admission scolaire, l'évaluation de solvabilité ou la gestion migratoire, s'appliqueront le 2 décembre 2027. Celles des systèmes d'IA intégrés à des produits déjà réglementés, comme les dispositifs médicaux, les jouets ou les machines, sont fixées au 2 août 2028. Le report a été justifié par le retard des normes techniques harmonisées et des lignes directrices de la Commission, sans lesquelles les entreprises n'avaient pas de référentiel opposable pour se mettre en conformité.
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    Les obligations de transparence, elles, sont bien entrées en vigueur

    C'est le point que beaucoup d'entreprises ont manqué. Depuis août 2026, un site, un service client ou une administration qui utilise un agent conversationnel doit avertir l'utilisateur qu'il parle à une IA. Les contenus générés ou modifiés par un système d'IA doivent porter un marquage technique permettant d'identifier leur origine artificielle, qu'il s'agisse de métadonnées intégrées au fichier, d'une information de provenance ou d'un filigrane. Et les contenus de synthèse représentant des personnes ou des événements réels doivent être signalés de façon visible, pour que le public comprenne sans ambiguïté qu'il ne regarde pas une scène authentique.
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    Le régime de sanctions est actif

    C'est ce qui change la nature du sujet. Le manquement aux obligations de transparence peut être sanctionné jusqu'à 15 millions d'euros ou 3 % du chiffre d'affaires mondial, le montant le plus élevé étant retenu. Le recours à une pratique interdite par le règlement expose à 35 millions d'euros ou 7 % du chiffre d'affaires annuel. La Commission européenne a par ailleurs obtenu un pouvoir de supervision directe sur les fournisseurs de grands modèles, avec la possibilité de leur demander des informations et de les sanctionner.
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    L'obligation la moins coûteuse est aussi la plus oubliée

    Depuis le 2 février 2025, une entreprise qui déploie des systèmes d'IA doit être en mesure de démontrer que ses équipes ont été sensibilisées aux possibilités, aux limites et aux risques de ces outils. Cette obligation ne demande ni audit externe ni certification : une session de sensibilisation documentée, une note de cadrage interne et une trace de qui a été formé suffisent à en établir le respect. C'est probablement le meilleur rapport entre l'effort demandé et le risque couvert, et c'est pourtant la ligne que nous voyons le plus souvent absente des dossiers.
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    Ce que cela implique si vous déployez Copilot

    Déployer Microsoft 365 Copilot ne fait pas de vous l'opérateur d'un système à haut risque, et le report de décembre 2027 ne vous concerne donc probablement pas. Ce qui vous concerne, en revanche, s'applique déjà : la sensibilisation des utilisateurs, la transparence si vous exposez un agent conversationnel à vos clients, et le marquage des contenus que vous publiez après génération. À quoi s'ajoute une exigence de bon sens que le règlement rend utile à documenter : savoir quels usages d'IA existent réellement dans l'entreprise, y compris ceux que personne n'a validés.
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    Méfiez-vous des calendriers encore à l'ancienne

    Le report est récent, et plusieurs pages de référence, y compris institutionnelles, affichent encore l'ancien calendrier avec le 2 août 2026 comme date d'application des obligations haut risque. Si vous construisez un plan de conformité ou arbitrez un budget sur cette base, vous risquez de provisionner pour 2026 un chantier qui n'est exigible qu'en 2027, ou pire, de considérer que tout est repoussé alors que la transparence et les sanctions, elles, sont en vigueur. Vérifiez la date de mise à jour de vos sources avant de trancher.

    En résumé

    L'AI Act n'est pas devenu inoffensif le jour où son échéance principale a reculé : il a simplement séparé ce qui est immédiatement exigible de ce qui attendra 2027. Pour une PME ou une ETI qui déploie Copilot ou des agents, le travail utile aujourd'hui tient en trois points : recenser les usages d'IA réels, documenter la sensibilisation des équipes, et vérifier la transparence des interfaces exposées à l'extérieur. Helion Cloud peut mener ce recensement avec vous et le rattacher à votre gouvernance Microsoft 365 existante.

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